Une définition de la permaculture humaine

J’ai lancé une série d’ateliers (voir ma page facebook) inspirés entre autres du Travail-qui-Relie de Joanna Macy, mais plus largement pour moi il s’agit de faire de la « permaculture humaine » 😀

On a souvent l’image de la permaculture, comme étant le côté potager bio, agriculture, ce qui est assez réducteur, étant donné la portée globale de la permaculture.

Je n’ai pas encore abordé la question de « c’est quoi la permaculture humaine » dans ces ateliers, parce que pour moi, ces temps-là sont davantage une invitation à aller plus en profondeur sur notre rapport au monde vivant, une approche par le coeur, plus que par la tête, si on veut.

Du coup, je me suis dit que le blog était un bon moyen d’aborder le côté plus académique sur ce que pourrait être une définition de la permaculture humaine, afin de donner un cadre théorique, de permettre de voir plus clairement ce que je propose, et dans quel but ce travail est entrepris.

Alors nécessairement, pour définir la permaculture humaine, il va falloir se rappeler ce qu’est la permaculture tout court.

Pour faire simple et court, la permaculture, c’est une façon de concevoir et de gérer des écosystèmes, en imitant le fonctionnement de la nature. Des systèmes durables, efficaces (c’est à dire qui produisent en abondance) et résilients. Ceci afin de préserver le vivant, et que les communautés d’êtres humains puissent continuer à vivre, en harmonie avec leur environnement.

Pour ce qui nous concerne – qu’est-ce que la permaculture humaine – c’est cette dernière partie de phrase qui nous intéresse. Pour parvenir à ce but : « des communautés qui puissent continuer à vivre en harmonie avec leur environnement » eh bien, on va avoir besoin que ces communautés humaines gagnent en maturité, revoient leur façon d’appréhender la vie, leur « être-au-monde », leurs interactions avec les autres, humains et non-humains, etc…

Donc, oui, il nous faut revoir notre manière de travailler la terre et de produire notre nourriture, et il nous faut aussi indéniablement revoir notre manière de penser le monde, d’interagir avec le vivant, et ça ne se fait pas de manière magique ! 😉

La transition « extérieure » passe par une nécessaire transition intérieure : des esprits, des consciences. Pour moi, il y a ces deux mouvements, ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est les deux à la fois : changer le monde et se changer soi-même : la conscience qui s’éveille induit un changement dans nos manières d’être et de faire, et réciproquement, changer de manière de faire va induire un changement dans nos consciences. Les deux ne s’opposent pas, même si bien sûr on peut avoir une préférence, une meilleure réceptivité à l’un ou l’autre de ces deux modes. Mais j’arrête là la parenthèse.

Donc, en permaculture humaine, on va s’atteler à ça : à l’humain, sa conscience, son épanouissement personnel et au vivre ensemble.

Vous voyez ce schéma qui présente la permaculture, trois cercles qui représentent les trois fondamentaux de la permaculture ? Prendre soin de la Terre, prendre soin de l’humain, et partager l’abondance. La permaculture humaine se concentre sur le « prendre soin de l’humain » (sachant que c’est la traduction du terme anglais « care » qui va en réalité plus loin que le « prendre soin » : c’est aussi « être attentif ») donc prendre soin de soi, de l’autre, de la communauté. Afin de créer un contexte propice à l’épanouissement de l’être humain, et faire grandir les communautés.

Voilà quelques bases jetées, qui je l’espère contribueront à vous faire découvrir ce qu’est la permaculture humaine. 😉

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