La légende de Shambhala en français

Hey, je vous espère en forme ! 🙂

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J’avais toutefois envie de partager – par écrit car je l’ai mise en ligne en vidéo – la légende de Shambhala. Vous la trouverez également relatée dans mon « Petit manuel de Terre’Happy » aux éditions ESI.

C’est une très ancienne prophétie tibétaine, qui a été transmise à l’écophilosophe Joanna Macy dans les années 80, au cours d’un voyage en Inde. Joanna Macy, je vous en parle souvent. Elle est comme un mentor pour moi. Elle a un parcours militant impressionnant aux quatre coins du monde. Son double cursus, à la fois scientifique (elle est spécialiste de l’étude des systèmes) et docteure en sciences des religions (spécialiste du bouddhisme) m’évoque ces deux voix/voies (?) habituellement inconciliables, amenées à l’époque que nous traversons, à converger et se réunir : science et métaphysique, comme hémisphère droit et hémisphère gauche du cerveau… Après l’ère de la pensée magique dans l’histoire de notre humanité, puis l’ère purement matérialiste dont nous pouvons déplorer les dérives, c’est cette ère de réunion à laquelle nous sommes appelés. Mais bon je m’égare ! 😉

Pourquoi cette prophétie me touche particulièrement ? Parce qu’elle aborde tout d’abord la notion d’un changement par l’intérieur. NOUS sommes les agents du changement. Les structures, systèmes et institutions que nous pouvons critiquer par ailleurs, ne sont que le reflet des individus qui la composent. Les lignes peuvent bouger. Les lignes doivent, et vont bouger.

Parce que les guerriers de Shambhala viennent de divers horizons, ils n’ont pas de signe distinctif qui nous permettrait de les reconnaître au premier coup d’oeil : cette légende nous invite à dépasser les clivages et à nous rassembler en comprenant que nous sommes tous liés, au-delà de nos nations d’origine, de notre couleur de peau ou quoi que ce soit d’autre, chacun-e d’entre nous peut être appelé-e à être ce guerrier, cette guerrière de Shambhala ; c’est comme une communauté d’âmes à laquelle nous pouvons appartenir, au-delà des contingences de notre identité terrestre.

Parce que les deux armes des guerriers de Shambhala enfin, sont à mon sens deux dons qui me semblent essentiels de cultiver et, comme le yin et le yang, ces deux armes sont deux pôles complémentaires qu’il nous faut garder à l’équilibre. Ils s’agit de la maîtrise de l’esprit, et de la maîtrise du coeur. L’un ne prévaut pas sur l’autre. Cette quête de la troisième voie, la voie du milieu, j’y suis particulièrement sensible.

La prophétie de Shambhala

Il arrive un temps sur Terre, où la Vie est en grand danger… De grandes puissances barbares se sont dressées, et se préparent à la guerre, dépensant des sommes colossales dans des technologies dévastatrices, s’armant, et s’armant toujours plus…

C’est à ce moment de l’histoire, alors que la vie est menacée de toute part, que le royaume de Shambhala fait son apparition.

Le royaume de Shambhala n’est pas un lieu géographique, on ne peut réellement s’y rendre, non, c’est un royaume d’ordre spirituel, qui existe dans le coeur et dans l’esprit des guerriers Shambhala…

Les guerriers Shambhala – hommes et femmes – on ne peut pas les reconnaître en les voyant, car ils ne portent ni uniformes, ni insignes, ni drapeaux… Ils n’ont pas même de territoire à eux : ils n’ont d’autre choix que de se déplacer sur les terrains des barbares…

Les guerriers Shambhala ont un grand courage, car leur mission est de s’avancer au cœur même de la puissance barbare, parvenir dans les allées du pouvoir, pénétrer au coeur du système, là où sont entreposées les armes, pour les démanteler.

Si les guerriers Shambhala trouvent le courage de faire cela, c’est parce qu’ils ont conscience que ces armes sont manomaya, c’est à dire qu’elles ont été construites par l’esprit humain, et donc, que par l’esprit humain, elles peuvent être détruites aussi…

Parce qu’ils savent que les dangers qui nous menacent sont la conséquence, non pas de quelque force extraterrestre, ou d’un quelconque complot, mais bien de nos propres décisions, de nos propres modes de vie, des relations que nous entretenons, les guerriers Shambhala se préparent dès aujourd’hui pour leur mission, et ils s’exercent notamment au maniement de deux armes :

Ces armes sont la compassion, et l’esprit clair. Et l’une ne va pas sans l’autre… La compassion est nécessaire, c’est la force du coeur, elle donne au guerrier le désir et le courage de se mettre en marche, même si cela implique de faire face à la douleur du monde. Mais cette arme seule ne suffit pas, parce que seule, elle peut mener à notre propre destruction. Il nous faut aussi la seconde arme, qui est la force de l’esprit, cette capacité à comprendre les choses dans leur vérité profonde, qui permet de saisir l’interdépendance fondamentale de tous les phénomènes. Cette clarté d’esprit nous permet de nous élever au-dessus de la dualité entre le bien et le mal, et de comprendre que des actions entreprises dans une intention pure ont des répercutions qui dépassent ce que l’on peut imaginer. En elle-même, la force de l’esprit est trop froidement abstraite pour suffire à nous maintenir en mouvement, nous avons donc besoin de la chaleur de la compassion.

Les deux ensemble, peuvent faire de nous les agents d’un changement salutaire. Ce sont les dons qu’il nous faut réclamer pour guérir notre monde. Ce sont les deux armes du guerrier Shambhala.

Vous aussi, vous portez en vous ce guerrier de Shambhala. Là où vous êtes, avec les connaissances qui sont les vôtres, avec l’élan de votre coeur, vous pouvez contribuer à faire changer les choses pour le meilleur. Même si ce n’est qu’un tout petit pas, il vaut la peine d’être fait. 🙂

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